Toutes matinées son réveil, et comme à mon habitude, le mien n'est pas le plus agréable. Cela va faire trois années que ce foutu appareil sonne chaque jour de la semaine et me fais faire des bonds de 20 centimètres de hauteur. Et comme pour ajouté à ma mauvaise humeur, l'éteindre dans le noir le plus profond, c'est pas de la tarte ! Bref, je préfèrerais ne pas me lever ou qu'une gentille personne à la voix angéllique me murmure << Debout ! >>. Sauf que je suis seule ici. Seule dans un appartement où la quantité de meuble est très limité, comme mon argent d'ailleur.
Quand j'avais découvert les lieux, j'étais médusée de la simplicité de l'immeuble. En sortant du taxis, la première chose que j'avais vu, c'était l'édifice de verre, lumineux et chattoyant, jouant avec les reflets du soleil. Pratiquement tous les immeubles étaient complexes et surement très confortables, mais celui-ci était simple. Le plus simplicime qui puisse être. J'entrais, et deuxième surprise : un bureau, rectancle, étendu de toute sa longueur, attendait que l'on sonne la petite cloche déposée sur son bord, prête à tombée à la moindre onde. Hésitante, je m'approchais et rattrapais dans sa chute la cloche, qui s'apprêtait à embrasser le sol recouvert de moquette rouge. Inutile de la faire sonner, elle l'avait déjà fait en tombant. Un jeune homme blond, grand et maladroit sur ses longues jambes, s'avança et se stoppa net derrière le bureau. Son visage fin, ses yeux bleus cachés par des mèches de cheveux et sa peau parcemée de boutons d'achnée, laissait paraître son jeune âge et j'en déduit que c'était un stagier.
- Mademoiselle ? Demanda t-il.
- Williams, répondis-je poliment.
- Je vais vous faire visiter, enchaîna le jeune homme.
Je le suivi en silence, mais lui, sifflotait un air des Beatles. Il s'arrêta devant une porte et pris quelque chose dans sa poche. Je compris que c'était les clefs. Il ouvrit et troisième surprise : la simplicité des lieux fut encore plus flagrante. Des murs blancs, quelques trous où dépassait des fils de couleurs, le planché classique et des voilages pour un minimum d'intimité. Il m'expliqua que le garde meuble était pris dans les embouteillages, et que les quelques meubles que le locataire ne gardaient pas, et que ceux que je gardaient de mon ancienne chambre arriveraient bientôt.
Enfin bon, depuis, les meubles sont arrivés, et la décoration aujourd'hui est beaucoup plus acueillante qu'à mon arrivée. J'ai décroché un petit job de professeur dans un lycée, j'enseigne la musique, ma plus grande des passions. Je commence demain. Quand le directeur m'a rappelée, j'étais folle de joie et très anxieuse. Je ne savais pas si je saurais me faire respecter, et si j'étais assez qualifier pour enseigner à des lycéens. Je n'avais pourtant que 19 ans, mais j'étais assez douée pour me permettre d'arrêter mes études et de me trouver un boulot. Je me suis couchée tôt ce soir-là. Je n'avais presque rien mangé, mais je n'avais pas faim. J'avais vraiment peur.
Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing !Encore lui ! Mais faites-le taire ! Ai-je dit à moi-même. Je regardais l'heure : plus qu'une heure avant mon sacrifice. Me levant comme toujours du mauvais pied, je me dirige dans la salle de bains. Je retirais mon pyjama en m'appliquant pour le replier. Je fis couler de l'eau de la douche et tendis la pointe de mon pied droit en direction du filet glacé. Surprise par la température je fis un bond en arrière. Toujours pas d'eau chaude me plaignais-je. Tant pis ! Je pris une douche froide et m'habilla. Je me sèche les cheveux et hop ! Dans la voiture !
Le voyage me parut durée une éternité, mais quand je regarda l'heure tout en verouillant la voiture, je m'aperçu qu'il n'avait durée que 10 minutes. Plus je m'avançait de l'accueil, plus mon apréhension montait en moi, prête à éclaté.
- Bonjour, je suis Hayley Williams, la nouvelle prof' de musique, articulais-je.
- Bonjour ! Répondis la dame devant moi. Que vous êtes jeune ! Dit-elle avec enthousiasme.
Elle me donna l'emplois du temps où était inscrit toutes les classes à qui j'allais faire cours.
- Ca en fait un paquet, dis-je.
- Comment ? Demanda la dame.
Elle n'avait cessé de jacasser et n'avais pas l'air contente que je l'eusse interrompu.
- Oh non ! Vous verrez ! Ce n'est pas si dure ! M'encouragea t-elle.
J'enchaînais les couloirs et les regards curieux, jusqu'à parvenir à ma "nouvelle salle de cours". J'étais complètement tétanisée. Mon premier boulot, mes premières apréhensions. J'écrivais sans cesse la date, et l'effaçait à chaque fois. Je devais m'appliquer si je voulais que mes élèves comprenne ne serais-ce qu'un mot.
La sonnerie retentit, et moi avec. Je poussais un petit cris d'étonnement. J'ouvris la porte. Les élèves étaient déjà ranger, prêt à rencontrer leur nouvelle professeur.
- Entrez, dis-je d'une voix maladroite.
Les élèves entrèrent donc. Ils attendaient mon signal pour pouvoir s'assoir, ce que je n'avais d'abord pas compris.
- Oh, désolée ! Asseyez-vous, me hatais-je de dire.
Mon premier cour risquait fort d'être spécial ...
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